La durée de validité des certificats SSL/TLS passe de 1 an à 6 mois!

💣 200 jours, c’est la durée de validité maximale des Certificats SSL/TLS à partir du 15 Mars 2026

A partir du 15 mars 2026, les Autorités de Certification (AC) ne pourront plus délivrer de certificats avec une durée de validité supérieure à 200 jours.

Pourquoi ce changement ?

Le CA/Browser Forum a déterminé que la durée de validité actuelle des certificats (398 jours, soit 13 mois) était trop importante et posait des problèmes de sécurité.

Pour améliorer la sécurité d’internet, le CA/B a donc décidé un plan de réduction de la durée de vie des certificats sur 4 ans : en 2029, les Certificats SSL/TLS auront une durée de validité de 47 jours.

🧐 Mais qu’est-ce que cela change pour moi?

Si vous avez un Certificat SSL valide au delà du 15 Mars 2026, rien ne change pour vous : le certificat reste valide jusqu’à son expiration.

Ce qui change, c’est lorsque vous devrez le renouveler au delà de cette date. Lorsque vous renouvellerez le certificat, ce dernier ne sera plus valide 12 mois, mais seulement 6 (200 jours pour être exact).

En somme, cela signifie que les opérations de renouvellement devront être effectuées 2 fois par an désormais…

… Et jusqu’à 8 fois par an à partir de 2029 !

A partir du 15 Mars 2029, la durée de vie passera à 47 jours. Les opérations de renouvellement seront donc à effectuer entre 7 et 8 fois par an.

Ce qui n’est envisageable d’effectuer manuellement.

Mais ce n’est pas tout, la méthode de validation des certificats va elle aussi évoluer dans les 4 prochaines années. Par exemple, en 2028, la validation des noms de domaine par email (via une adresse admin, administrator, postmaster…) ne sera plus possible.

⚙️ Vers l’automatisation des certificats

Que ce soit la durée de validité qui se réduit, ou la méthode de validation de domaine qui devient plus complexe, tout cela pousse vers l’automatisation de la délivrance de certificats, et l’utilisation du protocole ACME, popularisé par Let’s Encrypt.

⏳ Quel est le calendrier ?

🕦 15 mars 2026 :

La durée de validité des certificats passe de 398 à 200 jours.

🕦 15 mars 2027 :

La durée de validité des certificats passe de 200 à 100 jours.

🕦 15 mars 2028 :

La validation de propriété d’un domaine par l’envoi d’un email à une adresse mail (admin, administrator, postmaster, webmaster ‘@domain’) ne sera plus possible.

🕦 15 mars 2029 :

La durée de validité des certificats passe de 100 à 47 jours.

💡 Les solutions

Chez SNSV Consulting, nous aimons donner plusieurs choix à nos clients. Mais ces changements n’en laissent que très peu :

                ⚒️ Continuer à commander des certificats classiques. Les renouveler plus souvent, et jusqu’à 8 fois par an.

                🔄 Passer au Certificate As A Service (CaaS) et bénéficier d’une automatisation maximale.

🧐 Les changements introduits par CaaS

Le Certificat fourni comme service amène des changements et des défis :

                ✓ Dans la plupart des cas, la validation du domaine passe par le DNS. Un fournisseur DNS compatible est nécessaire pour automatiser le processus ;

                🤖 Un agent de gestion du certificat (CertBot ou équivalent) pour chaque service et chaque application doit être installé et configuré ;

                👷 Une délégation doit être accordée à l’agent sur la zone DNS pour laquelle un certificat doit être validé ;

                🤝 L’accompagnement d’un spécialiste devient nécessaire pour la mise en place.

🛡️ Que propose SNSV Consulting ?

Nous vous proposons un accompagnement personnalisé pour vous aider à gérer ce changement.

Nous ne poussons ni à basculer en CaaS, ni à rester en fourniture de certificat SSL classique.

Notre but est de comprendre vos besoins pour vous proposer la solution la plus adaptée financièrement, techniquement et celle qui permettra de vous concentrer sur votre cœur de métier.

🔜 Et maintenant ?

Nous travaillons avec Sectigo à la mise en place d’un portail de gestion CaaS.

Il vous permettra de commander des certificats CaaS et de récupérer les informations de configuration pour vos agents CertBot.

Nous travaillons aussi à la mise en place de zones DNS déléguées pour les clients dont les zones seraient chez des fournisseurs DNS non-compatibles avec la validation automatique.

💡 Astuce de dernière minute

Votre certificat expire un peu après le 15 Mars 2026 ? Et si vous le renouveliez avant ?

En renouvelant votre certificat avant le 15 Mars, vous perdez certes quelques mois de validité, mais vous repartez avec un certificat valide pour 12 mois, vous laissant le temps de voir vos options jusqu’en Mars 2027 !

N’attendez pas trop ! Le 15 Mars, il sera trop tard !

Le 1er Septembre 2021, Let’s Encrypt ne sera plus supporté sur 33.8% des smartphones et tablettes Android

Let’s Encrypt, c’est quoi déjà?

Let’s Encrypt est un consortium de plusieurs centaines d’éditeurs et fabricants dans le monde qui ont décidé de mettre à disposition du plus grand nombre des Certificats SSL gratuits.

Sans rentrer dans le débat de pourquoi gratuit ou pourquoi payant, Let’s Encrypt a pu depuis sa création délivrer près d’1 milliard de certificats!

Une aubaine pour les particuliers et leurs blogs, mais aussi de nombres sociétés, TPE ou PME se sont appuyés sur cette gratuité pour la protection de leur site Internet, Webmail, extranet.

Et ce titre criard, doit-il vraiment faire si peur?

Malheureusement oui!

Tout d’abord, essayons de comprendre le problème : le Certificat de l’Autorité de certification sur lequel s’appuyait Let’s Encrypt pour générer ses certificats gratuits (DST Root X3) expire le 1er Septembre 2021.

En conséquence, les certificats générées depuis cette racine ne seraient plus acceptés par les navigateurs au 1er Septembre 2021. C’est à cet effet que Let’s Encrypt a déployé en 2018 un nouveau Certificat d’autorité de certification (ISRG Root X1).

Ce certificat d’Autorité a été accepté par la majorité des éditeurs (Microsoft, Google, Apple, Mozilla, Oracle, Blackberry…) – la seule problématique, est Android, le système d’exploitation de Google.

Contrairement à Microsoft ou Apple qui distribuent eux-même les mises à jour sur les terminaux équipés de Windows, MacOS ou iOS, les mises à jour d’Android sont distribués par les fabricants de terminaux (Samsung, Huawei, Xiaomi…).

Et c’est là que le problème survient : ces fabricants se contentent de fournir des mises à jour Android sur les terminaux qu’ils vendent que pendant très peu de temps. Du coup, les mises à jour des Certificats Racine de confiance ne se font plus environ 6 mois après l’acquisition d’un mobile Android.

Et concrètement, que va t-il se passer ?

Et bien c’est assez simple et violent à la fois : tous les terminaux basés sur une version Android inférieure à la version 8, et qui ne se pas en mesure d’effectuer une mise à jour en version 8 minimum ne disposeront pas du Certificat « ISRG Root X1 » et ne seront donc pas en mesure de vérifier les certificats SSL fournis par Let’s Encrypt à compter de cette date.

Du coup, les utilisateurs de ce type de terminaux, en visitant un site Internet utilisant un Certificat Let’s Encrypt, recevront un message d’erreur leur bloquant l’accès.

Que faire dans ce cas?

Côté utilisateur, à part prendre un téléphone plus récent, ou installer un navigateur embarquant sa propre liste de Certificats Racine (comme Firefox), rien du tout. On comprend donc facilement qu’un utilisateur lambda cessera sa navigation et choisira d’utiliser un autre site Internet (dommage pour le site marchant qui perd définitivement une vente).

Côté site Internet, il n’existe qu’une solution: changer de certificat pour un certificat dont l’autorité de certification racine est toujours connue de ces « vieux » terminaux.

Et pour cela, rien de tel que de s’appuyer sur des Autorités de certification reconnues – et en plus, cela ne coûte pas si cher que ce que l’on peut croire !

Automatisation

Automatisation des tâches

Votre système d’information est une machinerie plus ou moins complexe selon votre domaine d’activité.

Que vous utilisiez un simple serveur ou une infrastructure virtuelle avec des dizaines de machines virtuelles, de nombreuses tâches de maintenance doivent être effectuées pour maintenir un niveau de performances et de fonctionnalité suffisant pour l’activité de votre structure.

Parmi ces tâches de maintenance on peut trouver les travaux de sauvegarde et d’archivage, les défragmentations, redémarrages périodiques…

Toutes ces opérations doivent être automatisées afin de limiter les besoins d’administration par vos équipes (internes ou externes) et doivent être orchestrées pour pouvoir assurer leurs exécutions avec les bonnes périodicités et en respectant la hiérarchisation des équipements et services.

SNSV Consulting vous propose un panel de solutions adaptables à votre infrastructure, vos logiciels et vos besoins.

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